La première fois: orgueil et humilité

4 novembre 2015 | La première fois : l’orgueil et l’humilité par Pascal Gagné

Lors de mon dernier blogue je vous parlais de l’importance de trouver des activités qui nous passionnent, qui nous donne le goût de recommencer jour après jour et ce peu importe les résultats. Bien sûr, afin de découvrir les activités qui nous font triper, il faut tout d’abord en essayer plusieurs et bien sûr lorsque l’on parle de la découverte de nouveaux sports, ça implique souvent d’être un débutant…

Tout le monde s’est déjà retrouvé un jour dans cette situation : on arrive dans un endroit inconnu, tel que chez Yoga Fitness, rempli de gens qui se connaissent les postures et qui semblent beaucoup trop à l’aise. Le cours débute et tout le monde réussit super bien ce qui est demandé et nous, on espère seulement ne pas trop avoir l’air fou. La problématique dans tout ça c’est que l’orgueil peut parfois prendre trop de place et c’est là que les : « J’haïs vraiment ça ce sport là! », « Je suis vraiment poche, c’est bien trop dur! » et les « Oublie ça, c’est pas fait pour moi! » se font entendre. Bien sûr que de se sentir le plus poche de la classe, celui qui se fait toujours corriger par le professeur et qui sue dix fois plus que tout le monde alors que les autres ont l’air encore tous en pleine forme, c’est démotivant. Mais voyez-vous la réalité est que la personne à côté de vous était probablement dans votre situation à ses débuts et comprend très bien dans quelle situation vous vous trouvez actuellement. Un trop-plein d’ego et d’orgueil vous fera peut-être abandonner cette nouvelle activité et peut-être même que vous abandonnerez pendant l’activité en tant que telle comme je l’ai déjà vu par le passé. C’est à ce moment, à mon avis, que l’humilité prend toute son importance.

Pourquoi l’humilité? Parce qu’elle permet d’accepter, et même de rire, de notre manque d’expérience ou de talent comme ce fut le cas pour moi lorsque je me suis mis à nager. Comme je vous le racontais lors de mon premier blogue, je me suis mis au triathlon dans la dernière année. Ayant un très bon ami à moi qui allait réaliser un demi-Ironman en juin et un cousin qui participait au Ironman de Tremblant en août 2015, j’avais le goût de me prouver que j’étais également capable de réussir ce genre de défi. Par contre, mon plus grand souci au moment de vouloir faire un triathlon était que je ne savais pas vraiment nager. Suffisamment pour ne pas me noyer, mais pas pour aller vite. En fait, je n’étais pas capable de prendre mes respirations… Ainsi, du mois de novembre 2014 jusqu’à début janvier, je ne crois pas avoir réussi à faire une longueur complète sans m’arrêter, et ce en allant nager plus de 1 h 30 par semaine… Je sais, j’étais vraiment mauvais. Comme je disais à mon entraineur de natation : « Toute la semaine, je remplis ma banque d’humilité pour venir la vider le samedi matin au cours de natation. » Mais bon, puisque finalement j’ai quand même pas mal d’orgueil, que je suis compétitif et donc que je voulais démontrer à mon ami et à mon cousin que moi aussi je pouvais terminer des triathlons, j’ai continué à nager tout le printemps et tout l’été pour finalement réussir à compléter 1,5 kilomètre de nage en 32 minutes lors du Triathlon de Duchesnay en août dernier. Je ne vous cacherai pas que lorsque j’ai vu mon temps final, j’étais plus que fier de moi et heureux d’avoir persévéré malgré les difficultés initiales. Tout ça aurait été impossible si, lors de mon premier cours, j’avais eu trop d’orgueil et je n’avais pas accepté d’être de loin le moins bon de tout le groupe et ce, cours après cours.

Fitness Québec

Finalement, tout comme l’a dit Élodie dans son dernier blogue : « Mon histoire n’est pas exceptionnelle,  je n’ai pas perdu 80 livres en quelques mois, je n’ai pas tout quitté pour faire le tour du monde et je ne connais pas le secret de la Caramilk. » Mais mettre son orgueil de côté et remplir sa banque d’humilité, ça permet de dépasser ses limites et de réaliser des défis qu’on aurait cru impossibles!

PS : Je vous parlerai peut-être un jour de mon apprentissage du patin de vitesse à l’âge de 22 ans alors que je me suis fait battre pendant tout un hiver par des enfants de 8 ans… Tout ça parce que j’ai eu l’idée folle à la fin de ma carrière de hockey de compétitionner dans un autre sport de patin.

Pascal Gagné

Yoga Québec