De fille inactive à prof de yoga

29 octobre 2015 | De fille inactive à professeur de yoga par Élodie Déry

Mon histoire n’est pas exceptionnelle : je n’ai pas perdu 80 livres en quelques mois, je n’ai pas tout quitté pour faire le tour du monde et je ne connais pas le secret de la Caramilk. Non. Mon histoire est beaucoup plus simple, mais vaut probablement, comme toute histoire, la peine d’être racontée. Voici comment je suis passée de fille inactive à professeure de yoga.

Je suis animatrice radio dans la vie. N’est-ce pas merveilleux? Mon rêve d’adolescence s’est concrétisé dès le jeune âge de 20 ans et à Québec en plus, ville que je chéris. Je vous épargne les détails de mes premières années radiophoniques (surtout la période où j’ai travaillé 91 jours d’affilée), mais vous comprendrez que je n’avais pas un horaire des plus évidents. Devenue coanimatrice dans les émissions du matin et du retour, je ne pouvais demander mieux, sauf un peu de sommeil et quelques livres en moins. Mais ça, prendre du poids, au début de la vingtaine… c’est normal, non? Du moins, c’est ce que je me disais.

Notre corps nous parle. Le mien me criait que je brûlais la chandelle par les deux bouts. Quand on aime son métier et qu’on ne veut pas tout lâcher, mais que la tête ne cesse de crier pour une pause, qu’est-ce qu’on fait?

On commence le yoga.

C’est une blague! Ça n’est pas la solution pour tous, mais ça a été ma révélation.

Je vais toujours me souvenir de ma première classe de yoga chaud, enseignée par Amélie Beaumont : chaleur, manque de souplesse et d’équilibre et… chaleur encore! Malgré tout, ce dont je me souviens le plus, c’est de m’être regardée dans les yeux dans le miroir pendant une heure, d’avoir été face à face avec ce que j’étais : fatiguée et essoufflée.

On revient faire du yoga d’abord pour se mettre en forme, pour devenir flexible, pour faire des postures impressionnantes. Ce que j’y ai trouvé est bien différent de ce que j’espérais. J’ai appris à connaître mes limites en respectant et écoutant mon corps. J’ai développé ma persévérance en me relevant chaque fois que je suis tombée. Comme les résultats ne viennent pas à la première semaine, je suis devenue patiente et j’ai pris confiance en mes moyens. C’est comme si d’un coup, tout me devenait possible.

élodie

Mais surtout, j’avais trouvé un moment pour moi. Jour après jour, j’ai appris à aimer la yogini en devenir que je voyais dans le miroir.

Après une formation de plus de 230 heures pour devenir prof de Yoga chaud et de Vinyasa yoga, je travaille encore quotidiennement à devenir meilleure dans les postures, mais surtout à appliquer ces valeurs que le yoga m’inculque dans ma vie de tous les jours. Quel humain magnifique je serai quand j’aurai réussi à devenir aussi patiente dans la vie qu’en yoga!

Et la radio? J’ai laissé tomber le matin pour consacrer plus de temps à l’enseignement du yoga, mais je continue de faire l’émission du retour. Le partage de mon temps entre ces deux passions m’a aidé à trouver mon propre équilibre. Et vous savez quoi? Chaque jour de semaine, lorsque je quitte le centre de yoga, j’ai HÂTE d’aller m’installer devant mon micro. Avoir hâte d’aller travailler… je me compte privilégiée de pouvoir en dire autant.

Mon histoire n’est pas exceptionnelle : je n’ai pas perdu 80 livres en quelques mois, je n’ai pas tout quitté pour faire le tour du monde et je ne connais pas le secret de la Caramilk. Mais cette histoire m’a permis de me retrouver et, pour cette raison, j’avais envie de la partager.

Ps : En passant, j’ai quand même perdu 20 lbs! ;) ;)

Élodie Déry

Fitness Québec